Écran d'accueil de l'application Kotoba sur téléphone

Le problème

Une personne en situation de handicap intellectuel reçoit sans cesse de l'information qu'elle ne peut pas traiter seule : un courrier administratif, une consigne au travail, une explication chez le médecin. Aujourd'hui, un adulte la lui explique à l'oral. C'est gratuit et immédiat, mais il n'en reste rien.

Le coût réel n'est pas l'incompréhension du moment, c'est ladépendance permanente à la présence d'un adulte. Chaque relecture impossible est une question qu'il faut reposer — et une raison de ne pas la poser.

Produire du FALC à la main demande environ 45 minutes par document. Cette ressource est donc réservée aux documents institutionnels. Rien n'existe pour le quotidien.

Ce que fait l'application

Kotoba ouvre deux portes, et la personne choisit elle-même laquelle pousser.

  • Écrire : une photo, un courrier, une vidéo ou un enregistrement deviennent un document en FALC.
  • Demander : une question posée avec ses propres mots reçoit une réponse écrite en FALC.

Les premiers tests l'ont montré : les personnes n'apportent pas seulement un papier à traduire, elles apportent une question et attendent une réponse.

Lire en autonomie

  • Chaque mot se dit : toucher un mot suffit pour l'entendre, sans se faire lire tout le document à voix haute.
  • Une phrase trop difficile se réécrit : la lectrice la montre, et en obtient une plus simple, sans avoir à expliquer ce qui bloque.
  • L'incompréhension se dit : deux marques distinctes permettent de signaler « je ne comprends pas » et « ce n'est pas vrai ».
  • La taille du texte appartient au lecteur : quatre thèmes d'affichage, choisis par la personne elle-même.
  • Elle range sa bibliothèque : épingler et jeter un document sont ses gestes, pas ceux d'un adulte.