1. Qui est responsable
Nakama est développé et exploité par l'Association WizIT, Chemin des Fourcles 13, 1985 La Forclaz VS, Suisse.
Pour toute question sur cette politique ou sur vos données : info@wizit.org.
2. Ce que fait Nakama
Nakama est une application compagnon destinée à accompagner des personnes en situation de déficience intellectuelle. Elle propose une conversation vocale ou écrite, adaptée à chaque personne par un proche aidant ou un professionnel qui rédige son profil.
L'application s'utilise avec un compte Google unique par personne accompagnée. Le proche aidant configure l'application sur l'appareil de la personne, sous cette même identité.
3. Le principe : vos données restent chez vous
Nakama ne conserve aucun contenu de conversation sur ses serveurs. Le profil, la mémoire, les documents de contexte, l'historique des conversations et les éventuels enregistrements audio sont écrits :
- dans votre propre Google Drive, dans un dossier nommé
nakama-resources; - et en copie locale sur l'appareil (stockage du navigateur), pour que l'application reste utilisable hors ligne.
Le dossier nakama-resources contient aussi : la liste des adresses qui reçoivent les alertes et leurs seuils, le journal des signalements et les statistiques d'usage, et l'empreinte du code PIN (jamais le code lui-même).
(Une ancienne version de l'application permettait d'y enregistrer une clé Gemini personnelle, dans un fichier api-key.json. L'application ne la lit ni ne l'écrit plus. S'il en reste un dans votre dossier, vous pouvez le supprimer vous-même.)
Ce que gardent nos serveurs : seulement ce qui sert à vous reconnaître et à agir sur votre Drive en votre nom.
- votre nom, votre adresse e-mail et votre photo de profil Google ;
- vos sessions de connexion ;
- les jetons d'accès que Google nous délivre, dont un jeton de renouvellement, qui permettent à Nakama d'écrire dans votre Drive sans vous redemander votre accord à chaque visite.
Aucun contenu de conversation, aucun document, aucun profil n'y est stocké. Quelques cookies techniques, nécessaires au fonctionnement (la session de connexion, et le retour du sélecteur Google Drive pendant quelques minutes), sont déposés dans le navigateur ; Nakama ne dépose aucun cookie publicitaire ni de suivi.
Nos serveurs fonctionnent sur Google Cloud (Cloud Run, région europe-west1, Belgique). La base de connexion est stockée dans un espace Cloud Storage de la même région (europe-west1, Belgique).
4. L'accès à votre Google Drive
À la connexion, Google vous demande d'autoriser Nakama à accéder à « uniquement les fichiers que vous utilisez avec cette application ».
C'est une autorisation restreinte. Nakama ne peut voir que :
- les fichiers qu'elle a elle-même créés (le dossier
nakama-resourceset son contenu) ; - les fichiers que le proche aidant choisit lui-même, avec le bouton « Choisir dans Google Drive » : un document de contexte, par exemple. Chaque choix ouvre l'accès à ce fichier seulement. Nakama le lit pour en extraire le texte et ajoute un raccourci dans
nakama-resources/context; elle ne le modifie pas et ne le supprime pas.
Le reste de votre Drive lui est invisible — ni vos documents personnels, ni vos photos, ni quoi que ce soit que vous n'avez pas choisi de lui montrer.
Nakama demande également votre nom, votre adresse e-mail et votre photo de profil Google, pour vous identifier.
5. Les services tiers appelés
Faire fonctionner l'application suppose d'envoyer certaines données à des tiers.
| Service | Ce qui lui est envoyé | Pourquoi |
|---|---|---|
Google Gemini, appelé par Vertex AI (Google Cloud), région eu | Le profil de la personne, sa mémoire, le texte des documents de contexte, le contenu de la conversation (voix ou texte), l'historique d'une conversation reprise, les images de la caméra lorsqu'elle est activée, et la position (coordonnées et adresse) au début de chaque conversation. Lors de l'ajout d'un document de contexte, le fichier lui-même (PDF, image, audio) pour en extraire le texte | Produire les réponses de l'application, et lire les documents |
| Google Drive | Les fichiers listés au point 3 | Les stocker dans votre compte |
| Google Maps Platform (carte, Lieux, Géocodage) | Votre position | Retrouver une adresse, chercher des lieux proches, afficher une carte |
| Google Routes | Un point de départ et une destination | Estimer un temps de trajet |
| transport.opendata.ch | Un arrêt de transport public, ou vos coordonnées GPS pour trouver l'arrêt le plus proche | Donner les prochains départs |
| Resend (envoi d'e-mails) | L'adresse de chaque destinataire d'alerte, le nom de la personne, le type et le niveau de l'alerte, une phrase de motif rédigée par l'IA, la date et l'heure | Envoyer les alertes de sécurité (point 8) |
Où Gemini traite ces données. Nakama appelle Gemini par Vertex AI, le service d'IA de Google Cloud, dans la région multi-régionale eu : selon Google, le traitement y reste dans l'Union européenne (la Suisse et le Royaume-Uni n'en font pas partie). Aucune clé personnelle n'intervient : notre serveur s'authentifie auprès de Google par un compte de service, avec un jeton de 15 minutes. La conversation (voix, texte, images de la caméra) part de l'appareil directement vers Google. Ne passent par nos serveurs, le temps de l'appel et sans y être conservés, que l'échange avec l'IA qui aide à rédiger le profil, et les documents de contexte lors de leur analyse.
Ce que Google en dit. Selon la documentation de Google Cloud pour Vertex AI (page « Data governance », consultée le 18 octobre 2026) : Google n'utilise pas les données de ses clients pour entraîner ou affiner ses modèles sans leur autorisation préalable ; Google peut journaliser les requêtes pour détecter les abus, et cette documentation ne dit pas pendant combien de temps ; une mémoire cache, supprimée au plus tard après 24 heures, peut être utilisée par les modèles Gemini. Le traitement des données par Google est encadré par l'avenant de traitement des données de Google Cloud (Cloud Data Processing Addendum). Source : https://docs.cloud.google.com/vertex-ai/generative-ai/docs/data-governance.
Les autres services traitent ces données selon leurs propres conditions. Ils peuvent les traiter en dehors de la Suisse et de l'Union européenne.
Ce qui n'est jamais envoyé à un tiers : votre mot de passe Google (Nakama ne le voit jamais), et le contenu du reste de votre Drive. Seuls les fichiers que le proche aidant choisit (point 4) sont lus.
6. Les journaux techniques
Nakama enregistre une ligne par requête, pour savoir que le service fonctionne et combien de personnes l'utilisent. Ces lignes contiennent une adresse de page et un identifiant de session opaque — jamais le contenu d'une conversation ni d'un document.
Une ligne supplémentaire est écrite à chaque connexion, et celle-là porte votre nom et votre adresse e-mail.
| Où | Contient nom et e-mail | Conservé |
|---|---|---|
| Journaux d'exploitation | oui, sur les lignes de connexion | 30 jours, puis supprimé automatiquement |
| Entrepôt d'analyse | oui, sur les lignes de connexion | 395 jours (13 mois), puis supprimé automatiquement |
Ces suppressions sont automatiques : chaque journée de données disparaît d'elle-même à l'échéance.
La plateforme Google Cloud Run tient aussi ses propres journaux d'infrastructure (adresse IP, navigateur, adresse demandée). Ils sont écrits dans les journaux d'exploitation ci-dessus, donc conservés 30 jours ; l'entrepôt d'analyse, lui, ne reçoit que les lignes d'usage de Nakama.
7. L'enregistrement audio des conversations
Nakama peut enregistrer la voix pendant une conversation. Cette fonction est désactivée par défaut et ne s'active que si un proche aidant la met en marche explicitement dans les réglages.
Lorsqu'elle est active, les enregistrements attendent d'abord sur l'appareil, puis sont envoyés dans votre Google Drive en passant par nos serveurs, qui ne les conservent pas. Vous pouvez les supprimer à tout moment depuis votre Drive.
Quelle que soit cette option, la voix est envoyée à Google Gemini (par Vertex AI, région eu) pendant la conversation pour que l'application réponde (point 5).
Enregistrer la voix d'une personne vulnérable demande son information et, autant que possible, son accord.
8. Les alertes de sécurité
Lorsque Nakama croit détecter une détresse ou un usage problématique, elle peut envoyer un e-mail d'alerte aux proches aidants désignés. Cet envoi n'est pas garanti (voir les conditions d'utilisation).
- Qui reçoit l'alerte : les adresses de la liste que le proche aidant tient dans les réglages (elle est enregistrée dans votre Drive). Cette liste peut être préremplie à partir du registre de licences (point 9). Si aucune adresse n'est configurée, l'alerte part vers une adresse de repli propre au déploiement et, en dernier recours, vers l'adresse de la personne elle-même.
- Ce que contient l'e-mail : le nom (ou l'adresse e-mail) de la personne, le type d'alerte (stress ou usage problématique), le niveau, une phrase de motif rédigée par l'IA (500 caractères au plus), et la date et l'heure. Il ne contient ni la conversation ni l'enregistrement audio ; la phrase de motif peut cependant reprendre des éléments de ce qui s'est dit.
- Comment il est envoyé : par le service Resend, depuis un domaine vérifié (point 5).
- Limites : au plus 5 envois par 10 minutes et par personne.
9. Le registre de licences
L'accès à Nakama est réservé aux personnes inscrites. Nous conservons pour cela un registre (une feuille Google Sheets, lue par nos serveurs) contenant, pour chaque accès : le nom de l'institution, le nom ou le prénom de la personne, l'adresse Google autorisée, une éventuelle date de fin, des notes, et éventuellement l'adresse e-mail du proche aidant, qui sert à préremplir la liste des destinataires d'alertes (point 8).
Ce registre sert uniquement à vérifier qu'un compte a le droit d'utiliser l'application. Il ne contient aucune donnée de santé ni aucun contenu. Retirer une ligne coupe l'accès en général dans la minute (jusqu'à dix minutes si le registre est momentanément injoignable).
9 bis. L'outil de configuration des prompts (usage interne)
Nakama dispose d'un outil interne, distinct de l'application que vous utilisez. L'équipe du projet et ses partenaires (les « configurateurs ») s'en servent pour améliorer les consignes (les « prompts ») envoyées à l'IA. Les personnes accompagnées ne s'en servent pas, et leurs données n'y entrent pas : il ne reçoit ni conversation, ni profil, ni mémoire, ni document de contexte, ni enregistrement audio. Il travaille sur des phrases écrites par une IA, dites par une voix de synthèse : aucune parole de personne réelle.
Il traite en revanche des données des personnes qui l'utilisent :
- Leur nom et leur adresse e-mail Google, pour la connexion (Identity-Aware Proxy, de Google Cloud) et pour savoir qui a changé quoi. L'adresse figure dans les journaux d'exploitation de Google Cloud (30 jours, puis supprimés automatiquement) et dans une ligne d'audit, écrite dans notre Drive à chaque changement du prompt en service : qui, quand, quel fichier, jamais le texte du prompt. Ces lignes restent dans le Drive jusqu'à leur suppression.
- Le nom saisi par une personne qui étiquette des réponses, avec ses avis professionnels sur ces réponses de synthèse, dans un fichier rangé dans le dossier
calibration/de notre Drive. Ce dossier est en « Accès limité », réservé aux personnes nommées. - Des fichiers de travail (sons de synthèse, états d'exécution, journaux de l'outil) dans un espace Cloud Storage privé de la région
europe-west1(Belgique), effacés automatiquement après 60 jours. Ils ne contiennent aucune donnée de personne accompagnée.
L'outil ne fait appel qu'à Google (Vertex AI dans la région eu, Cloud Run, Cloud Storage, Drive, Identity-Aware Proxy) : aucun tiers de plus que ceux du point 5.
Ce qui rouvrirait la question. Si l'outil devait un jour traiter de la parole réelle de personnes (par exemple de personnes avec trisomie 21, ce que le plan du projet envisage), cette politique devrait être revue avant, pas après.
Les personnes qui utilisent l'outil ont les mêmes droits qu'au point 11 sur ces données : info@wizit.org.
10. Ce que Nakama ne fait pas
- Aucune publicité, aucun profilage publicitaire.
- Aucune revente ni partage de vos données à des fins commerciales.
- Aucun suivi entre sites.
11. Vos droits
Vous pouvez demander l'accès à vos données, leur correction, leur suppression, ou vous opposer à leur traitement. Écrivez à info@wizit.org.
En pratique, l'essentiel de vos données est déjà entre vos mains : le dossier nakama-resources est dans votre Drive, vous pouvez le consulter vous-même à tout moment.
Pour tout effacer, utilisez « Réinitialiser l'application » dans les réglages. Cette action met le dossier nakama-resources à la corbeille de Drive (récupérable pendant 30 jours), retire l'accès de Nakama à votre compte Google, supprime chez nous vos sessions et vos jetons d'accès, et efface les données de l'appareil.
Supprimer le dossier à la main dans Drive ne suffit pas : l'appareil en garde une copie locale, qui peut être renvoyée vers un nouveau dossier. Ce que la réinitialisation ne supprime pas chez nous : votre identité (nom, adresse e-mail, photo) et, s'il y en a une, votre ligne du registre de licences. Leur suppression se demande à info@wizit.org.
Vous pouvez aussi retirer à tout moment l'accès de Nakama à votre compte Google depuis https://myaccount.google.com/permissions.
Vous avez le droit de saisir l'autorité compétente — en Suisse, le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT).
12. Modifications
Cette politique peut évoluer. La date en tête de page indique la dernière modification.
13. Contact
Association WizIT
Chemin des Fourcles 13, 1985 La Forclaz VS, Suisse
info@wizit.org
Voir aussi : Conditions d'utilisation
